Comme le dit fort bien Pierre Basset dans son livre Les Insoumis de l’art moderne, la Jeune Peinture est « un cri de vie ». C’est le cri de plus d’un millier de peintres qui se regroupent à Paris à la sortie de la guerre pour exprimer leur attachement à la nature et à l’homme.

Après les atrocités que le monde a connu, ces peintres se détournent d’une vision trop artistique de la peinture que stigmatisent Picasso et Matisse pour réaffirmer une peinture universelle et humaniste. Ils témoignent ainsi à travers des sujets simples issus du quotidien de la beauté de la vie, plaçant toujours l’humain au centre de leurs préoccupations.

Puisant leurs racines dans les œuvres qu’ils découvrent lors de la réouverture des musées et principalement du Louvre, ils sauront, dans une facture de leur époque, renouveler l’héritage des grands anciens.

Ces jeunes peintres, avides d’exister et sans complexes - ils ont alors moins de trente ans - créent leur propre salon et imposent au monde une nouvelle figuration éprise de réalité.

Mouvement anachronique et singulier, aujourd’hui oublié de la plupart des livres d’histoire, il reste par son insoumission à la modernité, une des plus grandes révoltes picturales du xxe siècle.